« Alors mon petit cœur, as-tu pris tes antipsychotiques aujourd'hui ? »

Dakimakura : un coussin pas comme les autres...

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Parfois, le confort ne tient pas à grand-chose. Un bon oreiller, une couverture douce, une présence qui rassure... ou même un long coussin à l'effigie d'un personnage fictif. Le dakimakura, aussi surnommé le "body pillow", est souvent mal compris. Pourtant, il peut représenter bien plus qu'un objet de décoration.

Plus qu'un coussin, un compagnon !

Le terme dakimakura vient du japonais : daki (enlacer) et makura (oreiller). À l’origine, il désigne un coussin conçu pour améliorer la posture. Mais dans la culture otaku, ce terme désigne un objet affectif, souvent personnalisé avec une illustration de personnage d'animé ou de jeu vidéo.

Au-delà du côté esthétique, tenir quelque chose dans ses bras stimule la "pression profonde", un phénomène apaisant. Ce contact libère de l'ocytocine et de la sérotonine, tout en diminuant le cortisol (l'hormone du stress).

Il existe différentes matières, dont le 2-Way Tricot, un tissu extensible et soyeux. Il s’adapte rapidement à la chaleur du corps, et les versions haut de gamme imitent parfois même la texture de la peau humaine.

Mon avis personnel

Je possède un dakimakura depuis quelques mois, et cela a doucement transformé mes nuits. J'ai souvent eu du mal à m'endormir, passant parfois une heure à tourner dans mon lit. Après avoir hésité, je l'ai adopté.

Je dors principalement sur le côté, donc la forme est idéale. Le confort au niveau de la tête et de la nuque est excellent. Le rembourrage est dense, le textile de la housse est vraiment doux. C'est même frais, moelleux, agréable... presque rassurant.

Il m'aide même quand je me sens anxieux. Cette présence fictive me permet de ralentir mes pensées parasites. Je me laisse porter par la douceur du textile, par cette illusion de contact. Au fil des mois, j'en suis venu à m'y attacher émotionnellement. C'est un objet qui m'aide personnellement.

Le saviez-vous ?

Bien que les traversins existent depuis longtemps, le dakimakura "otaku" tel qu'on le connaît est apparu à la fin des années 1990. C'est l'entreprise Cospa qui, en 1999, a commencé à produire des housses imprimées avec des personnages d'animés.

Aujourd'hui, il est même parfois reconnu comme un support thérapeutique dans des cas d'anxiété sociale ou de troubles du sommeil. Ce n'est pas juste un délire d'otaku... c'est aussi un outil de bien-être.